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Eco Tourisme à Zarzis

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  • Eco Tourisme à Zarzis

    Eco Tourisme à Zarzis.

    Ils étaient quatre autrichiens, un couple et deux dames d’âge mur. Plusieurs fois dans les hôtels de la ville, ils n’ont jamais entendu parler de l’action écologique « mémoire de la mer et de l’homme », car ni les fameux guides, ni les agences de voyages, ni l’Office du Tourisme et moins encore le tapage des Hôtels, n’avaient fait un effort de vulgarisation envers nos valeurs locales et cette réalisation culturelle et artistique. C’était l’oncle Willy, l’ami du village et des gens, qui avait informé ce petit groupe de l’existence de ce musée et son formidable initiateur. Entre l’amas de bouteilles en plastiques, multicolores, remplis d’eau et scintillantes sous les rayons du soleil, les cordes géantes de grands navires, les bouées de toutes tailles et formes, le recyclage artistique et conceptuel de ces objets provenant de la mer, la configuration du big-bang, le commerce triangulaire, l’île déserte avec le trésor, l’amas de chaussures et vêtements des naufragés de l’émigration écologique irrégulière, les bouteilles à la mer avec des messages de l’autre coté de la méditerranée, les morceaux de bois sculptés par les mouvements de la mer, le diplôme Guinness en matière de nettoyage des plages, les textes, l’éco poésie, la concrétisations des rêves perdus… avaient manifestement impressionnés ces visiteurs qui m’avaient longuement questionné sur les dimensions de cette action et ces lectures écologiques, artistiques, culturelles, éthiques, mystiques, pédagogiques… Une Dame, la plus âgée, avait manifesté un grand intérêt aux formes de la collection de bois travaillé par la mer et ne cacha pas son admiration et son euphorie. Au cours de mes explications en Allemand, j’ai parlé de l’expansion illimitée et tout azimut de mon action et comment j’ai squatté des espaces sur les lacs salés autours de Zarzis, et sur ce ils avaient insisté pour voir sur place ces installations géantes et je dus les prendre dans ma voiture. C’étaient aussi une occasion pour aller « tanker » de l’essence de Bangardane.
    Sur la route, j’ai proposé de leur montrer un site primitif, que nul touriste n’a vu, pour constater les coquillages et les restes d’œufs d’autruches, ce qui fut fait tout en les invitant à garder le secret de l’endroit.
    Au niveau de la langue de mer d’Alouane, juste au bord de la route, s’érigeaient mes configurations dans la lagune, un grand serpent à lunette, une spirale en pierre, un poulpe acrobatique, une intronisation de la nature, un mangeur de bouteilles « bottles eater », un très grand cercle visible par Google earth et creusé en sillons dans la terre, des écritures de la même façon, « Peace », « Eco-art », « Fann il Ardh »…et mes amis se perdirent entre les œuvres à s’esclaffer de joie et de bonheur. L’endroit nous avait habités et nous l’avions investi de nos corps, nos âmes et nos esprits. Une jeune femme commença à danser légèrement simulant le battement des ailes des aigles, avec des gestes magnifiques et un entrain divin allant des mouvements yoga et le naturel extrême. On prenait des photos et l’ambiance était à l’extase et la jubilation, quand soudain, nous la vîmes venir, lentement, mais surement, serpentant entre les sillons, se faufilant avec un souffle léger à peine perceptible. Elle venait à nous comme si nous l’attendions, éblouis, possédés, ébahis. Elle nous encerclait avec ses zébrures de bulles chantantes, au point de parvenir à nos pieds, qui nous avions oubliés car la réflexion des assemblages sur l’eau était mirifique et grandiose, les roues à demi enfouis devinrent les huits de l’infini et le mangeur de bouteilles eu l’occasion de voir son profil sur un fond de ciel bleu dessiné sur la surface de l’eau. Ce genre de marais lente, arrive très rarement, et comme pour nous congratuler de notre respect de la nature, notre prédispositions à fusionner avec elle, la danse surnaturelle de la jeune femme, l’art contraste que j’avais construit pour mieux admirer la mer…elle est venue à nous et nous l’avions appréciés à sa juste valeur et nous avons convenus combien nous sommes petits, passagers, insignifiants, devant cette grandeur et cette beauté. Au moins en humains, nous avons la faculté de faire des lectures, d’apprécier et de vénérer.
    Après un beau couché de soleil, nous sommes revenus de Bangardane, et les femmes tout au long de la route, chantèrent ensemble et en solo, des mélodies merveilleuses et de belles chansons, qui couronnèrent notre joie de vivre et notre bonheur d’être. J’ai ralenti ma vitesse pour apprécier ce moment et participa aussi avec quelques airs de notre folklore local et avec une voix de sirocco, d’espaces et de liberté, j’ai chanté l’épopée des bergers du sud, de Béni-Khédache, Medenine et Tataouine.
    Nous nous quittâmes devant l’hôtel, et de mon coté, je n’ai pas cherché à les revoir, afin de garder ce souvenir en moi, pour l’éternité, mon éternité, celles de touts les humains.
    Lihidheb Mohsen 24.11.2009 4170 Zarzis
    Mémoire de la mer et des hommes

  • #2
    comme d'habitude avec toi

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    • #3
      Zarzis et l'olivier

      Zarzis et L’olivier
      C’est l’olivier qui est l’histoire
      Cet arbre fruitier millénaire
      Gravé dans notre mémoire
      Une idole de cette ère.
      C’est une légende dans les Ksars
      Une amie et un phare,
      Ses calories nous ont sauvés
      Sa lumière nous a éclairés
      Et les Zarzisiens le surent très tôt
      Et partirent ensemble en bateaux
      En véritable héros
      Pour convertir les éponges
      En champs d’oliviers et d’orge.
      Ainsi cette illumination
      Eclaira ses dimensions
      Et la femme graissa ses cheveux
      Et l’homme en devint heureux
      En assurant sa survie
      Grace à l’huile et ses produits.
      Et par cet arbre sacré
      Les Akkara ont résisté
      Aux pénuries et aux razzias
      A coups de Tezilla et Bsissa
      Et l’indispensable Zoumita.
      Zarzis le 21 Nov.2009
      Lihidheb Mohsen 4170 Zarzis
      Mémoire de la mer et de l’homme

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      • #4
        Mille mercis Boughmiga. Comme d'habitude ;)
        Propper Education Always Causes Elevation

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        • #5
          Zarzis et les carottes

          ZARZIS ET LES CAROTTES


          Dans l’oasis, y en avait par tout
          Des carottes roses délicieuses
          Poilues croquantes et juteuses
          Crues, consommées de bout en bout.
          Quand les soldats alliés passèrent
          Volontiers, ils en mangèrent
          Sous l’œil inquiet du paysan
          A cause des armes à bout portant.
          Et les carottes de Hmadi
          Ou carrément Hmadi-carottes
          Une histoire bien remplie
          De joies et de bruits de bottes.
          Mais quand nous avons demandé
          Au fils du fellah gêné
          D’entrer manger dans son champs
          Il nous montra le bâton.
          Hélas, avec l’usure du temps
          Les carottes ont disparues
          Les palmiers et charrues aussi
          Et resta le maudit bâton
          Sou forme d’asphalte et béton.

          Zarzis le 25 /11/2009
          Lihidheb Mohsen
          Mémoire de la mer et de l’homme

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          • #6
            Zarzis et le Cactus

            Zarzis et le Cactus


            Il y en avait sur les haies,
            Longeant les champs et les ruelles,
            Le cactus de barbarie parfait,
            Aussi doux que le miel.
            C’était un gâteau pour les chameaux
            Du pain sec pour les caprins,
            Une réserve contre la faim,
            Sans entretien et sans eau.
            Elle était aussi un refuge
            Pour les reptiles et les scorpions
            Un ennemi des érosions,
            Vents, sirocco et déluges.
            On en mangeait à volonté,
            Autant que la panse le permet,
            Gratuit, consistant et durable,
            Ami des pauvres et aimable.
            Mais encore une fois le bétonnage,
            De cinquante mille mètres de cactus,
            Est venu à bout de ce bonus,
            De la nature et des anciens sages.
            Ainsi, le cactus et le palmier,
            Les ksars et le Bordj fortifié,
            Ont très chèrement payé,
            Leur faute d’avoir existé.
            Un appel urgent et sincère,
            Pour voir ce qu’on peut faire,
            Pour reconstruire et replanter,
            Ce que détruisit l’homme et défait.


            Lihidheb Mohsen 28.11.2009
            Mémoire de la mer et de l’homme Zarzis

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            • #7
              جرجيس و السياحة الأخرى

              جرجيس و السياحة الأخرى


              دخل عليا أربعة نمساويين في متحف ذاكرة البحر و الإنسان لأول مرة رغم أنهم يزورون المنطقة منذ سنين، و لم يخبرهم أحدا عن هذا الانجاز البيئي و الفني و الثقافي و السياحي، لا المرشدين السياحيين و لا وكالات الأسفار و لا منشور الديوان السياحية و لا تهريج النزل التي لا تكترث بمحيطها التراثي ... حتى التقوا صدفة بالعم Willy صديق مدينة جرجيس و أهلها، فاخبرهم عن المكان و عن صاحبها الولهان و أحلامه المتجددة و المستديمة.
              و بحكم أنني أتكلم الألمانية بطلاقة، استقبلتهم كما يجب و فسرت أبعاد هذه التجربة و لوحاتها الفنية المركبة من أشياء إلتقطها على الشواطئ قذفتها الأمواج من مختلف بلدان المتوسط في شكل حبال ضخمة و قوارير و خشب منحوت من حراك البحر و إسفنج و أشياء مختلفة وقعت رسكلتها فنيا لتحكي الثقافة و الفلسفة و البيئة. انبهر جميعهم بهذا الانجاز الفريد و ما نتج عنه من أفكار مكتسبة و أشياء متحركة و نصوص و أشعار بيئية و شريط وثائقي و رقم قياسي عالمي و لوحات عملاقة حول مدينة جرجيس في السباخ و المساحات. و كانت سيدة منهم أظهرت شغفا كبيرا بهذا التالف مع الأشياء من خلال ألوانها و أشكالها و انعكاس أنوارها على المشاهد، و تشبثت بضرورة اصطحابهم إلى الأماكن التي عمرتها فنيا بطريق جرجيس بنقردان لكي تتم الصورة و يكتمل المفهوم حول هذه الحركة.
              أخذتهم إذا في سيارتي و مررت بهم إلى مكان لم يطأه سائح أبدا أين عايننا أثار الإنسان البدائي و بصماته المتمثلة في الرماديات و الصوان و الصدف و بقايا بيض النعام، و استحلفتهم بان يبقى هذا المكان سرا عن العربدة السياحية و عرجنا كذلك على مكان يعج بعضام الدلافين الضخمة.
              وصلنا إلى مفترق علوان أين توجد التركيبات العملاقة فأعجب الزوار أولا بالمكان و روعته هذا المكان الذي طالما غازلني و جلبني حتى نزلت إليه و احتضنته فنيا، و تلك الدائرة الهائلة المرئية من الأقمار الصناعية و المحفورة في ارض السبخة يتوسطها ما يوحي إلى شمعة مضيئة. و ذلك الهيكل الواقف بعيناه البراقة و فمه الضخم يلتهم قوارير البلاستيك الملوثة لتحويلها إلى طاقة و إبداع، و هذه العجلات الملونة التي تمثل تاجا للطبيعة و أولوياتها، و ذلك الثعبان الذي يلتوي على سطح الأرض و هذه الشجرة الواقفة جرداء و لم يبقى فيها سوى ثمارها القوارير التي ترمز إلى الإفراط في الاستهلاك على حساب الفلاحة البيولوجية والتقليدية، و هنا و هناك بعض الكتابات بالحفر في ارض السبخة يقرا منها السلم و فن الأرض... و ذلك الشكل الحلزوني المكون من الحجارة حسب درجات أحجامها...
              حدثتهم إذا عن كل هذا العمل و عن ظروف تكوين التشكيلات و مراجعها الحركية و الثقافية... و كان الجميع يمرح كالأطفال و ينتقل من موقع إلى أخر يأخذون الصور و تعابير الفرح و الغبطة بادية عليهم، و في الأثناء كانت إحدى السيدات تقوم بحركات فنية تجمع بين اليوقا و الرقص الكلاسيكي و تقلد تحليق النسور و قفز النمور و تصفيق الطيور و ترفع أحيانا يديها إلى السماء في مناجاة مباشرة مع الكون... و بينما نحن كذلك و بدون سابق إنذار قدم علينا الماء في حركة للمد البحري لا يصل إلا نادرا إلى ذلك المكان، فتقدمت نحونا المياه و حاصرتنا بلطف شديد تتململ و تنساب محدثة رقرقة جميلة بفقاقيع الهواء الخارجة من الأرض. التفت حولنا و احتوتنا زرقة السماء و انعكاس التركيبات الفنية بالونها على سطح الماء في ثنائية رائعة لكل شيء. فأصبح مثلا نصف العجلات البارز من الأرض يبدو كأنه أرقام ثمانية التي تعني اللانهاية، و كذلك آكل القوارير أصبح يلامس انعكاسه المرتعش الطويل و غمرت المياه كذلك اللولب الفلكي و الثعبان الذي أصبح يبدو كأنه حقيقي فوق الماء.
              لم نكن نتوقع هذه المكافأة الطبيعية و الالاهية و ربما حسن تموقعنا و استعدادنا المكاني و المعنوي أو تلك الرقصات الصوفية المتناغمة مع المكان أو كذلك اللوحات في حد ذاتها التي تثمن المنظر الطبيعي. ساهمت كلها في استجلاب و ملامسة هذه السنفونية، سنفونية الحياة و الإنسان.
              و منها واصلنا إلى بنقردان، و في العودة و مع روعة غروب الشمس و أنواره الزاهية، انطلقت نساء فيينا في الغناء فرادي و جماعة، بالحان جميلة من أعماق غابات أوروبا و كنت من حين لأخر أرد عليهن بأنغام رعاة الإبل بسهل جفارة بصوت صحراوي جاف ينبض بالحياة و يعبر عن إكبار و إجلال للخالق و ما خلق.

              محسن لهيذب
              ذاكرة البحر و الإنسان جرجيس

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              • #8
                Le palmier d'Aguiba

                Le palmier d’Aguiba


                Quelle tristesse, quelle journée,
                Assez loin au lac salé,
                Quand en passant j’ai constaté
                L’abattage du seul palmier.
                J’ai frotté mes yeux, pour voir,
                Ne voulant pas le croire,
                Un trou dans le paysage
                Entre la terre et les nuages.
                Il était un bon repaire,
                Pour les troupeaux et bergers,
                Fellahs et contrebandiers,
                Assez haut comme un phare.
                Et plus loin j’ai rencontré
                Un vieux berger esseulé,
                Qui m’a aussi raconté
                Ce qui s’est vraiment passé.
                « C’est un nouvel proprio,
                Venu avec son grand Buldo,
                Griffer le sol de ses fers
                Et pousser le palmier par terre.
                Le premier proprio aussi,
                Longtemps, déjà avant lui,
                Avait détruit un beau nid,
                De palmiers dattiers réunis.
                Pourtant j’en mangeais chaque saison,
                En les soignant et greffant,
                Et leurs ombres étaient importants
                Pour mes chèvres et moutons. »
                Ainsi, ensemble on peut dire,
                Que c’est l’homme dans sa nature,
                Qui est stupide et aveugle,
                Un vrai sauvage dans la jungle.
                Le berger m’a donné un nom
                Pourtant connu dans la ville,
                Un richissime mercantile,
                Qui s’est avéré bidon.
                Heureusement avant le Buldo,
                Boughmiga a du cerveau,
                En récoltant silex et pierres,
                Pour en sauvegarder l’histoire.
                D’ailleurs, déjà dans son musée,
                Ces objets sont bien classés,
                Répertoriés et nommés,
                Le petit trésor du palmier.


                Lihidheb Mohsen 05.12.2009 4170 Zarzis
                Mémoire de la mer et de l’homme

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                • #9
                  Promesse

                  Suite à ce poème et des recherches entreprises en vue de déterminer l'auteur de cet acte indélicat, le nouveau propriétaire du dit terrain s'est présenté avec un témoin auprès de Boughmiga, et affirma que le dit palmier était déjà par terre quand il avait acheté le terrain il y a quelques semaines. Sans trop argumenter, il a donné sa parole d'honneur de replanter un palmier au plusieurs à l'endroit dés que possible.

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                  • #10
                    Envoyé par boughmiga Voir le message
                    Suite à ce poème et des recherches entreprises en vue de déterminer l'auteur de cet acte indélicat, le nouveau propriétaire du dit terrain s'est présenté avec un témoin auprès de Boughmiga, et affirma que le dit palmier était déjà par terre quand il avait acheté le terrain il y a quelques semaines. Sans trop argumenter, il a donné sa parole d'honneur de replanter un palmier au plusieurs à l'endroit dés que possible.
                    Espérons qu'il tiendra parole

                    Comment


                    • #11
                      Zarzis et le palmier

                      Zarzis et le palmier


                      Nous l’embrassions à tour de bras,
                      Nous le mentions en courant
                      Affamés et en haillons
                      Mais heureux et pleins de joie.
                      Nous cherchions la douceur au sommet,
                      Les délices de ses fruits,
                      La liqueur sublime de son cœur,
                      Qui nous enivre pour la nuit.
                      Nous l’aimions tous cette fée,
                      Notre mère berceuse,
                      Logés, nourris et grisés,
                      « Elle » en était aussi heureuse.
                      Il y en avait des milliers, avant,
                      Que nous mentions et « sautons »,
                      De l’un à l’autre comme des singes,
                      De petits diables ou anges.
                      Et quand un vent fou fait tomber,
                      Un palmier vieux asséché,
                      Il disparait en quelques heures,
                      Palmes, écorce et cœur,
                      Dont nous faisions nos toits,
                      Les troncs pour les ghorfas,
                      Les cellules pour les chameaux,
                      Le cœur pour le déjeuner,
                      Les régimes pour nettoyer,
                      Et le reste pour faire du feu.
                      De Tataouine les Boujlida venaient,
                      Pour passer chaque fin d’été,
                      Rafraichir ânes et moutons,
                      Pour rentrer avec des provisions.
                      De dates de toutes sortes,
                      Dénoyautés, sèches ou en pâte,
                      Et des poulpes sèches et poissons.
                      Mais maintenant mes amis,
                      Nous avons réussi à convertir,
                      Nos richesses en souvenir,
                      Et devant quelques maisons,
                      Ces monstres en fer et béton,
                      Il ya peut être un palmier,
                      Qui peine à debout rester,
                      Dépaysé et malheureux,
                      Regarde vers le haut les cieux.

                      Lihidheb Mohsen eco artiste
                      4170 Zarzis TN 10.01.2010

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                      • #12
                        Ombre du palmier

                        Ombre du palmier


                        Sous l’ombre du palmier j’ai grandi,
                        J’ai cultivé mes rêves d’enfant,
                        En petit paysan, qui voit grand,
                        Au niveau de cet arbre ami.
                        Sous son ombre il y avait la vie,
                        Des grenadiers et des corètes,
                        Un petit monde en fête,
                        Qui tend vers le soleil de midi.
                        Sous son ombre il y avait le sorgho,
                        La luzerne et les carottes,
                        Et des grenouilles qui sautent,
                        Sur les traces des chameaux.
                        Sous son ombre il y avait des troupeaux,
                        Cherchant de l’herbe et de l’eau
                        Et le granulé des noyaux
                        Fuyant le terrible sirocco.
                        Sous son ombre il y avait des gens,
                        Ceux qu’on oublie souvent,
                        Des marins et des paysans,
                        Courtois, généreux et bons.
                        Sous son ombre l’après midi,
                        Vous ne pouvez le croire mes amis,
                        Elle parvient jusqu’à la mer,
                        Et colore les vagues en noir.
                        Mais il parait qu’il y a des poissons,
                        Aiment vagabonder dedans,
                        Et apprécier cette fusion,
                        Entre l’oasis et le fond.
                        Ainsi cet ombre sympa,
                        Créa un micro climat,
                        Aux portes du Sahara,
                        Et sur les plages du Djeffara
                        Pour les vaillants Akkara.


                        Lihidheb Mohsen Eco artiste
                        4170 Zarzis 12.01.2010

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                        • #13
                          Ajouza

                          L’Ajouza


                          Elle descendait de l’autocar,
                          Avec son fouta et son foulard,
                          Avec plein de sacs et paniers,
                          Et de grosses trousses nouées.
                          Elle avait le dos courbé,
                          Et un visage brun tatoué,
                          Mais un sourire doux est figé,
                          Pour éterniser la beauté.
                          Dans les plis de son habit,
                          Il y a des secrets enfouis,
                          De l’encens, amulettes et bonbons,
                          Et tout ce qui plait aux enfants.
                          Elle avait aussi dans la tête,
                          Tant de formules et recettes,
                          Pour toutes les situations,
                          Tout au long des saisons.
                          Elle a de très beaux contes,
                          Des proverbes et adages,
                          De touts les temps et touts les âges,
                          Qu’elle chaque nuit raconte.
                          Elle sait presque tout faire,
                          Médications et breuvages,
                          Le nursing et le sevrage,
                          Avec le savoir de grand-mère.
                          Des épis de blé, elle fait un couscous,
                          De la laine, elle tisse un burnous,
                          Des palmes elle fait une maison,
                          Avec une fenêtre d’aération.
                          Mais dans son cœur c’est autre chose,
                          Un arc en ciel en bleu et rose,
                          Une disponibilité pour autrui,
                          Et un plein d’amour pour la vie.
                          Elle a certainement des sous,
                          Dans sa ceinture de laine,
                          Qu’elle distribuerait au bout,
                          Pour les gamins qui viennent.
                          Heureux sont les enfants qui l’attendent,
                          Pour recevoir ses offrandes,
                          La sagesse et la raison,
                          Expériences et traditions,
                          Qu’elle garde à travers les temps.


                          Lihidheb Mohsen eco artiste
                          Zarzis TN 20.01.2010
                          (Pour les vieilles dames
                          Et celles qui vont le devenir)

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                          • #14
                            الــســيـــــــاحـــــة الــصــديـــقـــــــة

                            الــســيـــــــاحـــــة الــصــديـــقـــــــة

                            انطلقت السياحة المنظمة منذ ثلاثة قرون بمبادرة من ارستقراطية اوروبا لزيارة ضفاف الانهار و السفر عبرها او بجانبها من مدينة الى اخرى و كذلك زيارة الجبال المغطاة بالثلوج و غاباتها الكثيفة. و كان قبلهم الرحالة و المستكشفون قد جابوا الارض طولا و عرضا بدوافع استطلاعية و تبشيرية و تمهيدا للاستعمار و استثمار المناطق الثرية طبيعيا و بشريا غير ان مواسم الحج العقائدية على نهر القنج بالنسبة للبوذية و الى بيت الله الحرام بالنسبة للمسلمين... كانت و لازال اكبر تجمعات بشرية موسمية و اكبر التقاء بين الناس و الاجناس من كافة ارجاء العالم. و بطبيعة الحال و مع اولوية الواجب الديني، كانت الابعاد التجارية و الثقافية و السياحية هامة ايضا. كما افرز هذا التواصل فوائد جمة منذ بداية التاريخ مع هيرودوتس و ابن بطوطة و كلومبوس و ماركوبولو و ماجلان و ليفنكستون و غيرهم، حتى اصبح العالم قرية جغرافية و معرفية و نما فيها المرسوب الثقافي و المعرفي في متناول المريدين.
                            و مباشرة اثر استقلال تونس و امام جمال شواطئها و اعتدال مناخها و على اساس مخزونها الحضاري المتفتح و كرم اهلها و اعتدالهم، ازدهرت السياحة المنظمة في مناطق الحمامات و جربة حتى اصبحت لاحقا شبه صناعة يعتمد عليها الاقتصاد و توفر قسطا هاما من اليد العاملة و قسطا اوفر من المداخيل و تمكنت فعلا من دفع البلاد نحو الرقي و التطور و الارتقاء بكافة المؤشرات التقييمية سواء كانت معيشية او ثقافية.
                            و مرت فصول هذا القطاع من النشاة و النمو الى الازدهار و التفرع نحو انماط جديدة من النوادي المغلقة و المندمجة منتقلة بذلك من سياحة ديمقراطية و شعبوية يستفيد منها الجميع الى سياحة تعتمد على الكثافة و العدد مهملة بذلك قيمة المنتوج و استدامته فتغيرت السياحة و تغير السواح و تقلص التفاعل الثقافي و الحضاري بشكل ملموس خاصة بعد احداث جانبية مؤسفة التي دعمت الاحتراز و الفجوة. فاصبح السواح يقدون في ممرات شبه مغلقة بمبالغ زهيدة ياكلون حتى التخمة بمقابل دفع مسبقا بالبلد المصدر. فاغلقت المتاحف و المطاعم حول النزل و اضطر بعض الشباب الى الهجرة غير الشرعية و تبدلت بذلك النظرة الجماعية للسائح و السياحة و تقهقرت الامال و الطموحات من هذا الجانب.
                            و في المقابل، ترعرعت سياحة صديقة، سياحة مستديمة و واعدة، سياحة الاشقاء من ليبيا و الجزائر، هذه السياحة التي لا تخضع لامراء الشركات العالمية و اسواق العرض و الطلب، لانها نتيجة حضارتنا المشتركة و العريقة و نتاح تموقعنا الجيد نحو مستقبل واعد. هذه السياحة التي ترى فيها السائح كانه في بيته يخطلط بالناس يكتري المنازل و يشتري من الدكان و يذهب الى الطبيب و يساهم في الحياة اليومية. فتجد العائلات تحت ضلال الزياتين تاكل و تشرب و تنعم بالطبيعة و الاطمئنان في هذا البلد الامين و المضياف.
                            و سبق ان عشنا نفس الاحساس عند زيارتنا لنالوت و غدامس و سوق اهراس، ادام الله علينا هذه النعمة و هذه السعادة بالحياة، التي بقدر ما ورثتنا اسسها من اسلافنا، علينا الاضافة و التثمين بالتضامن و التحابب.
                            فليبقى بلدنا مفتوحا متفتحا على الجميع و بالجميع، و قبلة لكل حريص على التقارب بين الشعوب في كنف السلم و الاحترام.
                            و مرحبا بكل من يفد الينا عبر المطارات و المواني و بنفس الحفاوة او اكثر اولاءك الوافدين عبر غارديما و حزوة و ذهيبة و راس جدير.

                            محسن لهيذب
                            ذاكرة البحر و الانسان جرجيس

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                            • #15
                              Un parc industriel à Zarzis

                              Un parc industriel à Zarzis
                              Suite aux décisions présidentielles au sujet du Gouvernorat de Medenine, que la région a bien salué, Monsieur le Gouverneur Mourad Jelloul, a fait le tour des délégations afin d’expliciter la profondeur et la sagesse de ces décisions.
                              En effet, dans la salle du siège de la délégation de Zarzis, aujourd’hui le 03.02.2010, devant les cadres politiques, administratifs et la société civile, Monsieur le Gouverneur a repris point par point les projets, qui vont d’un parc industriel de vingt hectares, la mise à niveau des ports de commerce et de pêches, l’augmentation du capital de la société exploitant l’espace des activités économiques qui sera appelé à suivre et concrétiser les projets dans sa zone d’intervention, l’alimentation de nos braves concitoyens d’Ejdaria en eau potable dont les travaux sont déjà en cours, un scanner pour l’hôpital régional de Zarzis, fournir les zones touristique de Lella Meriem et Lella Halima, projetés, en infrastructure d’accueil en énergie, eau, assainissement et routes, la mise à niveau et l’embellissement des plages de Zarzis, la consolidation de l’école de pêche, la rénovation de ce qui reste de la route Zarzis-el kantara, l’amélioration des stades de foot ….
                              Ces explications avaient bien dissipés les quelques réserves et scepticisme affichés par certains, au sujet de la création d’une ou deux nouvelles délégations à Zarzis, une autre municipalité, partager les terres collectives de la Choucha, la délocalisation de la Caserne militaire… et Monsieur le Gouverneur a insisté sur le caractère basique de ces décisions présidentielles, qui constituent un piédestal et un tremplin pour un tissu économique croissant. Une sorte d’infrastructure en relation organique avec les activités agro-industrielles de la région. En effet, comme l’Etat fourni les conditions favorables, le secteur privé est appelé à se manifester et reconquérir ses droits et devoirs de fructification de la vie économique. Monsieur Jelloul, a aussi indexé ce secteur privé pour sa carence dans plusieurs secteurs restés en déca des attentes.
                              Toutefois, avec le comble de la satisfaction et la gratitude, une ou deux autres délégations, seraient d’un grand secours pour la gestion du grand Zarzis, une banque du sang à l’hôpital est très urgente pour la sécurité des citoyens et répondre au boom du tourisme médical.
                              Et tout en saluant ces décisions avant-gardistes et édificatrices, il faudrait répondre avec lucidité à ces questions :
                              -Comment équilibrer entre les régions ? par le ralentissement des uns et l’accélération des autres ?
                              -La décélération des uns n’est elle pas nocive pour la dynamique économique ?
                              -L’accélération forcée des uns ne serait elle pas contre productive, à cause des potentialités peu disponibles ou absentes ?
                              -Qu’on le veuille ou non, quels sont les villes susceptibles de constituer des têtes de ponts économiques ? celles qui ont les éléments de la croissance ou celles qui ne l’ont pas et la nature aussi ne les ménage pas ?
                              -A quel point la politique intervient dans ses choix ? Sfax et Bizerte, n’auraient ils pas pu être des pôles économiques mondiaux ? Jerba et Zarzis, n’ont-ils pas une cadence économique et culturelle plus performantes mais laissée gratuitement en veilleuse ?
                              -Faudrait-il revenir aux ratios entre les produits et charges ? en agriculture, industrie, services, savoir faire … ?
                              -Les centaines de milliers d’oliviers de Bengardane, ne sont ils pas le meilleur investissement des dernières décennies dont ces gens peuvent être fiers ?
                              -Ne faut-il pas laisser aux régions dynamiques leur vitesse de croisière si ce n’est plus tout en consolidant les autres par l’Etat et par une politique de « délocalisation » régionale ?
                              -Comment dédiaboliser et normaliser la relation tripartite Fisc-Cnss-Capitalistes pour amener ces derniers à assumer leur rôle d’investissement et d’emploi ?

                              Enfin, et depuis quelques années, il est apparue que l’Etat a reconquis le terrain que d’autres opérateurs sociaux ont négligé, montra un engagement hors pair de lucidité et d’efficience, et en attendant que certains secteurs se réveillent de leur somnolence opportuniste, Merci Monsieur le Président Ben Ali, pour ce que vous faites au pays, et Merci Monsieur le Gouverneur pour votre engagement et votre professionnalisme.

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