Tamazgha !

Déchiquetée ;

De tout temps,
Sauvagement blessée.
Afriquia,
Césarienne et Tingitane,
Tunis, Algérie, Mali,
Maroc, Mauritanie.

Le sénateur tranchant, à vif,

Dans la chair bien vivante.
Où est l'ère,
Des Canaries Siwa ?
La Kabylie , le messager.


Quand c'était de guerre égale,
De bravoure, tu as vécu.
Vaincue par l'Europe nouvelle,
Ta culture, l'opprobre subit,
A même sa terre.


Quand Horus, alias Hêro,
Quitta, de Mmizrâ, la terre,
S'élevant vers les cieux,
Il n'eut pu tolérer,
Que, si bas,
Tu sois tombée ;
Réduite à mendier,
Tendue, la main de paix,
Que ton essence
Ne soit malmenée.


Les pierres, par les vents, communiquent ;
L'humain jugulé.
Dieu Politis,

A tout va, sème l'ivraie,
Sur plaines et plateaux ;
Et souffrent la graine.



Et malgré les dégâts,
Les vernis, les apparats,

L'âme amazighe demeure ;
Nourrie par Meryaz,
Dda Lmulud et Sifaw,
Maâtob,
Jugurtha, Masinissa ;
Et d'autres moult noms.


Le sable du désert
Reconnaît le frère de la mer.
La touffe sèche
Savoure la rosée lointaine.
La pierre de mousse couverte,
Une tendre pensée,
Pour l'erg assoiffé.


Imouzagh, Amazigh, Tamazight!
Que l'Afrique revive,
Renaisse Tamazgha.
Et que l'orient
Garde son chergui brûlant.
Ici, tolérance ;
Intégrisme, là-bas.

Hha Oudadess

(Almu Ughzif, Aghbala)