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Historique De L'aikido

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  • aiki
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    blog aikido tunisien et videos

    blog
    http://aikidoelmenzah2.hautetfort.com
    www.facebook.com/aikidotunisie

    pour les videos
    www.metacafe.com/aikidotunisie

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  • adnen
    replied
    satage ouvert d'aikido

    un stage aikido ouvert aura lieu la salle de judo khaireddin bech el kram avec un 5emme dan de l'algerie
    le stage commence a 20h jusqua 23h

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  • adnen
    replied
    Je connaissais pas grand chose sur l'Aikido et les styles Japonnais en général. Juste

    pour arrévé a désiqulibré qq ya deux choix
    1er : fermeture des articulations pour arréver au centre de mouvement (le centre du corps
    2emme : entre dans le coeur de l'action l'approche le plus possible du centre du mouvement (le contacte corps a coprs ) pour avoir le même chemain de l'action.
    ce la c mon point de vu perssonelle atraver mes quelques annes de pratiques

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  • Maghribiya
    replied
    Merci Adnen et Adrenaline. Je connaissais pas grand chose sur l'Aikido et les styles Japonnais en général. Juste dans une discussion avec des amis on m a dit que l'Aikido refuse les corps à corps. Est ce vrai??

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  • adnen
    replied
    les lieus de pratique en tunisie

    c possible d'avoir les lieus de pratique de l'AIKIDO en tunisie

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  • Adrenaline
    replied
    La pratique des armes



    http://upload.wikimedia.org/wikipedi...even_2006.jpeg
    Pratique du bokken (sabre en bois), Stage international de Lesneven, 2006




    En plus des techniques à main nues, l'aïkido comporte l'étude du maniement d'armes en bois : le sabre ou bokken qui s'utilise sans la garde (tsuba), le bâton ou j??, le couteau ou tant??, et de façon plus anecdotique le juken (baillonette), arme dans laquelle excellait le fondateur et qui lui avait valu d'en être formateur à l'armée.
    Le fondateur a réuni dans j?? des techniques de lance, de sabre et de naginata (fauchard). La technique de sabre qu'il a développée est singulièrement différente de celle des écoles traditionnelles. C'est surtout à l'étude de cette dernière que le fondateur consacra son énergie en ce qui concerne les armes.
    La place des armes dans l'aïkido est l'objet d'un vif débat. De fait, peu d'écoles en maîtrisent réellement la pratique et les techniques à mains nues occupent donc généralement l'immense majorité du temps d'étude.
    En réalité, Morihei Ueshiba n'a jamais enseigné directement la pratique des armes, ni corrigé qui que ce soit lors de cours officiels. Toutefois, comme il exécutait presque chaque jour un certain nombre d'exercices, toujours les mêmes devant un nombre très restreint d'élèves, ceci explique leur relative méconnaissance. La transmission de cette pratique s'est faite essentiellement par les plus gradés de ses uchi deshi (étudiant admis à résider dans le dojo) : Hikitsuchi Michio, Maître Harikawa et Morihiro Saito. Ce dernier, après la mort du fondateur, a regroupé les exercices qu'il l'avait vu exécuter le plus souvent, puis les a codifiés en huit kumujo et cinq Kumitachi, plus ce que le fondateur nommait « son œuvre » : Ki Musubi No Tachi. Leur ordre est proportionnel au nombre de fois que le fondateur les a réalisés. Le premier, « Ichi No Tachi » était exécuté systématiquement. Leur validité martiale ne fait aucun doute eut égard au très haut niveau de Morihéï Ueshiba, et au fait qu'il avait étudié de nombreuses écoles traditionnelles. On retrouve pratiquement au détail près « Ichi No Tachi » dans l'école Kashima Shinto Ryu : le premier kata « Ipommé ».
    Dans la branche Iwama ryu (élèves de Morihiro Saito), la pratique des armes, bukiwaza (武器技), est mise sur la même plan que celle à mains nues (taijutsu). La pratique du bokken y est appelée aikiken et la pratique du j?? aikij??. Maître Saito expliquait que pour le fondateur, l'aïkido était l'étude du bukiwaza et du taijutsu, et que ces deux éléments sont indissociables.
    Par la répétition d'exercices (les 'suburis' qui peuvent-être envisagés comme un 'alphabet' de mouvements élémentaires), le pratiquant vise à réaliser l'unité du corps avec le ken ou le jo qui doivent ainsi devenir son prolongement. Par extension de ce principe, la sensation doit devenir la même avec un partenaire qui doit être maîtrisé de la même façon et suivant les mêmes principes.
    La pratique des armes permet aussi, entre autres, d'appréhender différentes distances face à un ou plusieurs adversaires (maai), de travailler une posture correcte (shisei) et de vaincre l'appréhension des armes. L'étude des armes est de plus indispensable à la compréhension d'un grand nombre de techniques à mains nues.
    En effet, une grande quantité de mouvements sont dérivés des techniques utilisées par les guerriers armés, ou bien des techniques utilisées pour désarmer l'adversaire. De plus, la visualisation d'un mouvement avec un sabre donne une conception plus claire du mouvement à effectuer à mains nues. Les techniques de sabre ont eu une grande importance dans l'élaboration de l'aïkido par Maître Ueshiba. Enfin, l'école « Dayto Ryu » fut une source majeure pour le fondateur (Le Soké - dépositaire/propriétaire de ce jutsu - était Maître Takéda, professeur de Ueshiba), et cette école comprend notamment un certain nombre de techniques à mains nues prévues pour les samouraï ayant perdu ou cassé tout ou partie de leur sabre, en gestes facilement assimilables pour un sabreur. On peut aussi considérer que, fondamentalement, une technique d'Aïkido ne peut se réaliser efficacement que si « l'entrée », l'instant de mise en relation entre les deux protagonistes au moment de l'attaque est réussie. C'est l'instant « aïki », fraction de seconde ou l'harmonie est ou n'est pas, que le génie martial de Moriheï Ueshiba a su percevoir et développer. La pratique des armes permet de se focaliser principalement sur cet instant.
    La pratique des armes est très diverse :
    • Jo (bâton) contre jo ;
    • Jo contre mains nues / mains nues contre jo, pratique appelée « jo dori » - lorsque l'adversaire saisi votre Jo - ou « Jo nagé » - lorsqu'il vous attaque avec un Jo;
    • Bokken (sabre) contre bokken, pratique appelée « ken tai ken » ;
    • Bokken contre mains nues / mains nues contre bokken, pratique appelée « tachi dori » ;
    • Bokken contre Jo / sabre contre bâton, pratique appelée « ken tai jo » ;
    • Tanto (couteau) contre mains nues, pratique appelée « tanto dori » ;
    • Juken (baillonette) contre mains nues, pratique appelée « juken dori » dont Moriheï Ueshiba fut longtemps instructeur pour les armées impériales ;
    • etc.
    L'apprentissage peut comporter plusieurs types d'exercices :
    • Les suburis : Mouvements réalisés seul destinés à développer la maîtrise des armes et à apprendre différents coups et postures.
    • Les awases : Applications avec partenaire des suburis destinées à travailler l'harmonisation.
    • Kumijo/Kumitachi : « Séquence de combat » stéréotypée avec partenaire.
    • Kata : Suite codifiée de coups et techniques pouvant s'exécuter seul ou à plusieurs.
    • etc.
    Une autre arme est pratiquée dans certaines écoles d'aïkido : Le b?? (bâton long) ainsi que le bâton court ou tamb??. La pratique du bâton b?? permet d'abord la juste position des hanches et des pieds, qui est la même qu'à mains nues.
    Aux États-Unis, certains dojo enseignent également des techniques de désarmement avec des pistolets en mousse ou en bois, tandis qu'en Afrique, certains d??j?? pratiquent des techniques de défense contre différents types de machettes.
    Au niveau des passages de grade, le travail à mains nues contre le j?? ou le tant?? est généralement exigible à partir du premier kyū. Le travail au bokken, contre mains nues ou contre un autre bokken, est exigible à partir du troisième dan. Bien entendu, des différences existent là aussi d'une école à l'autre.

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  • adnen
    replied
    voici un lexique
    NOMBRES
    1. Ichi
    2. Ni
    3. San
    4.Shi (Yon)
    5. Go
    6. Roku
    7. Shishi (Nana)
    8. Hatchi
    9. Ku (Kyu)
    10. Ju

    VÊTEMENTS ET ÉQUIPEMENT
    Dojo:lieu de pratique
    Kamiza :autel
    Tatami : surface de pratique
    Gi: uniforme de pratique
    Zori:sandales
    Bokken: sabre de bois
    Tanto:couteau de bois

    MANIÈRES
    Rei
    salut; au sens littéral: appréciation et respect

    RÔLES
    O'Sensei le fondateur de l'aikido
    Sensei la personne dirigeant le cours
    Nage la personne effectuant la technique
    Uke la personne recevantla technique

    POSITIONS, CHUTES ET MOUVEMENTS
    Ai hanmi les partenaires ont tous les deux le pied gauche ou le pied droit en avant
    Gyaku hanmi un des partenaires a le pied droit en avant et l'autre le gauche
    Maai distance correcte entre les partenaires pour initier un mouvement
    Seiza position à genoux, assis sur les talons le dos bien droit
    Ukemi chutes
    Koho kaiten chute roulée arrière
    Zempo kaiten chute roulée avant
    Haishin undo étirement du dos
    Tachi waza technique effectuée debout
    Hanmi hantachi technique effectuée avec uke debout et nage à genou
    Suwari waza technique effectuée à genoux
    Omote waza mouvement avec entrée devant uke
    Ura waza mouvement avec entrée derriè uke
    Soto kaiten mouvement pivotant extérieur
    Uchi kaiten mouvement pivotant intérieur
    Irimi mouvement d'entrée en direction d'uke
    Tenkan mouvement pivotant
    Tenshin nage glisse vers l'arrière
    Note:
    La plus grande partie des mouvements de base peut être omote, ura ou les deux.

    ATTAQUES
    Katate dori saisie d'un poignet
    Ryote dori saisie des deux poignets
    Morote dori saisie d'un poignet à deux mains
    Kata dori Saisie de l'épaule
    Ryo kata dori Saisie des deux épaules
    Ushiro tekubi dori saisie des deux poignets par l'arrière
    Ushiro ryokata dori saisie des deux épaules par l'arrière
    Ushiro kubijime Saisie du poignet par l'arrière avec étranglement
    Shomen uchi coup porté de haut en bas sur la tête
    Yokomen uchi coup porté sur le côté de la tête
    Tsuki coup de poing à l'abdomen

    TECHNIQUES DE BASE
    Ikkyo contrôle du bras
    Nikkyo torsion du poignet vers l'intérieur
    Sankyo torsion de la main
    Irimi nage projection en entrant vers uke
    Shiho nage projection dans les quatre coins
    Tenshi nage projection ciel (ten) terre (shi)
    Kote gaeshi projection par torsion du poignet vers l'extérieur
    Kaiten nage projection en pressant la tê de uke vers le bas et en poussant son bras en diagonale dans son dos
    Kokyu ho exercice de coordination de la respiration et du déplacement du corps

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  • Adrenaline
    replied
    La pratique à mains nues




    http://upload.wikimedia.org/wikipedi...hihoo_nage.jpg
    Shiho nage
    c.-à-d. projection dans les quatre directions


    http://upload.wikimedia.org/wikipedi...iu_Nague_2.JPG
    Kokyu nage
    c.-à-d. projection par la respiration




    Le fondateur de l'aïkido ne voulait pas entendre parler de compétition. L'emphase est mise sur le développement de l'individu (corps/esprit). Pendant les cours, les élèves observent le maître faire la démonstration d'une technique et travaillent ensuite avec un partenaire pour la répliquer. Ils améliorent ainsi leur technique et leur compréhension de l'art. Le mouvement, le positionnement, la précision et le rythme (minutage) sont tous des aspects importants dans l'exécution des techniques. Les élèves gagnent également en souplesse et en adaptation en les appliquant.
    Les aïkidokas s'entraînent ensemble comme partenaires. L'« attaquant » (uke, littéralement « celui qui accepte, qui chute », également appelé aite, littéralement « celui qui prête sa main ») déclenche une attaque contre le « défenseur » (tori « [celui] qui saisit », également appelé shi et parfois nage « [celui] qui projette » ou encore shite « celui qui exécute »), qui la neutralise avec une technique d'aïkido.
    En général, on étudie la technique de la manière suivante : le professeur montre le mouvement, puis le partenaire uke attaque tori quatre fois (deux fois de chaque côté : droite et gauche alternativement), puis les partenaires échangent les rôles pour 4 nouvelles attaques et ainsi de suite. Lorsque plusieurs mouvements ont été vus à partir d'une même attaque, le professeur peut faire travailler en « technique libre » (jiyū waza) : les rôles uke et tori ne changent pas, uke se relève après chaque mouvement et réattaque immédiatement tori qui applique la technique qu'il veut ; on travaille alors principalement le placement et le mouvement du corps ainsi que l'endurance (cardio-vasculaire). Parfois, tori est assailli par plusieurs uke, afin de travailler la réponse à une attaque de groupe (on appelle ce travail randori bien que cela soit différent du combat libre pratiqué au judo).

    Composantes d'un mouvement

    Les attaques de l'aïkido comprennent des coups et des prises standard :
    • coup de poing direct à l'abdomen (chūdan tsuki) ou au visage (j??dan tsuki) ;
    • coups au visage avec le tranchant de la main, de face (sh??men uchi) ou de côté (yokomen uchi) ;
    • les saisies par devant (tori waza) ou par derrière (ushiro tori waza):
      • du poignet (katate dori) : ce mouvement avait pour but d'empêcher l'adversaire de dégainer son sabre. Par exemple, la main gauche de uke saisit le poignet droit de tori ;
      • du poignet opposé (ai hanmi katate dori appelé aussi kosadori. Par exemple uke saisit le poignet droit de tori avec sa main droite) ;
      • une saisie d'un poignet avec les deux mains (morote dori) ;
      • une saisie des deux poignets (ryo katate dori) appelé aussi plus simplement (ryo te dori) ;
      • de l'épaule (kata dori) ;
      • des deux épaules (ry?? kata dori) ;
      • du vêtement au niveau de la poitrine (muna dori) ;
      • du vêtement au niveau du coude (sode dori) ;
      • du revers de la manche (sode guchi dori).
    • les étranglements (shime).
    Il y a généralement trois parties dans une défense aïkido :
    • L'entrée : tori réagit à l’attaque de uke en s'esquivant par un pivot, avançant sur son coté, etc. Les possibilités sont nombreuses. Il peut également attaquer pour obliger uke à une réaction de défense et exploiter cette dernière par la suite.
    • Le déséquilibre : tori déséquilibre le partenaire en utilisant l'énergie, la vitesse, la force de celui-ci(ikkyo, nikyo, kotegaeshi…), d'un déséquilibre maintenu et dirigé de uke (kokyu-ho…), etc.
    • L'immobilisation / la projection : tori projette ou immobilise uke. La projection ou l'immobilissation se fait par une clef (bras, au poignet...) ou sur la tête d'uke

    Richesse des mouvements


    omote et ura

    La plupart des techniques peuvent se pratiquer de deux manières. Pour simplifier, disons que omote désigne les techniques exécutées en entrant face à l’adversaire et ura celles exécutées en entrant derrière l’adversaire. Ceci détermine aussi le sens de projection : projection vers l'avant (la forme s'appelle omote) ou bien projection vers l'arrière (la forme s'appelle alors ura).
    Les techniques omote nécessitent d'entrer dans l'attaque de l'adversaire et donc augmentent le risque. Leur réussite nécessite souvent de porter un atemi (un coup), marqué ici de manière symbolique, pour déséquilibrer l'adversaire, le surprendre, le forcer à réagir.
    Il est souvent dit qu'à l'origine les techniques omote étaient montrées aux élèves extérieurs des écoles de jujutsu, et les techniques ura étaient des techniques enseignées uniquement aux élèves internes à l'école.

    irimi et tenkan

    C'est le mouvement des hanches (koshi) de tori qui constitue le principal moteur des techniques, que ce soit pour s'approcher (irimi, « entrer ») ou pour tourner (tenkan). En effet, c'est au niveau des hanches que ce situe le centre de gravité d'une personne se trouvant dans une position stable. Le reste du corps (torse, bras) ne sert qu'à relier les hanches de uke à celles de tori pour leur transmettre le mouvement et provoquer la chute. Dans la symbolique japonaise, c'est le seika tanden (le « centre des énergies », situé dans le ventre hara, donc associé aux hanches) de tori qui est le centre du mouvement.
    Tous les mouvements ont donc une combinaison irimi-tenkan. La rotation (tenkan) est parfois appelée tai sabaki (rotation du corps) ou koshi sabaki (rotation des hanches, puisque le mouvement du corps est en fait le mouvement des hanches).
    Les techniques peuvent utiliser entre autres :
    • uniquement le principe irimi : tori se rapproche de uke ce qui lui permet d'esquiver l'attaque (l'attaque passe « derrière » tori) et de le déséquilibrer (de « prendre son centre ») ; ce sont les techniques les plus directes, mais aussi les plus compliquées à mettre en œuvre, le principal défaut des débutants étant leur tendance naturelle d'entrer en utilisant la force ;
    • uniquement le principe tenkan : le corps s'efface, laissant passer l'attaque, et tori guide uke ; uke suit une trajectoire circulaire dont le centre est tori ;
    • une combinaison irimi-tenkan : tori entre puis pivote ;
    • une combinaison tenkan-irimi : tori pivote, puis entre pour prendre le centre de uke.

    Techniques debout et à genoux

    Les Japonais vivaient beaucoup assis à même le sol, ils ont donc développé les techniques pour pouvoir faire face à une attaque alors qu'ils étaient assis. Les mouvements peuvent donc se faire lorsque les deux partenaires sont debout (tachi waza), lorsque les deux partenaires sont assis (suwari waza), ou bien lorsque uke (l'attaquant) est debout et tori (le défenseur) est assis (hanmihandachi waza).

    Travail à genoux : Suwariwaza -

    Assis signifie en fait à genoux, dans la position dite seiza lorsque le dessus du pied est au sol ou kiza lorsque l'on s'appuie sur les orteils. Les fesses et le poids du corps reposent alors sur les talons, un genou en avant, les deux cuisses formant un angle proche de 40°. Les pieds peuvent être à plat au départ des techniques, mais l'essentiel du travail se fait avec les pieds dressés sur les orteils.
    L'aïkido comporte des techniques de déplacement à genou (shikk??). Pour le déplacement de base, l'avancement de la hanche arrière initie un mouvement de pivot sur le genou avant, les deux pieds devant rester les plus proches possibles l'un de l'autre. Passé devant, le pied initialement à l'arrière accroche le sol avec les orteils, et l'ensemble du corps avance, sans laisser traîner l'autre pied, et le genou se pose doucement.
    Le problème des débutants est généralement qu'ils gardent un angle des jambes fixes, alors que le pivot des hanches n'est possible qu'en réduisant cet angle en rapprochant les genoux. C'est particulièrement sensible lorsqu'il s'agit d'aller en arrière ou d'effectuer des pivots complets : les genoux doivent alors être très prohes l'un de l'autre.
    Même si l'intérêt martial des techniques à genou a maintenant disparu (de nos jours, pratiquement tout le monde, même les Japonais, s'assoit sur une chaise), cette pratique permet néanmoins :
    • de renforcer naturellement la souplesse et la force des jambes ;
    • de travailler le mouvement (un principe de base est de ne pas compenser la faiblesse technique par la force) ;
    • d'expérimenter des rapports de taille et de force différents de ceux rencontrés debout ;
    • de s'obliger à garder le haut du corps à la verticale.
    Il convient cependant d'être prudent dans le travail à genoux, car il sollicite beaucoup les ligaments. Il faut donc faire attention à poser doucement ses genoux, et garder le poids du corps sur les talons. Le port d'un hakama en matière synthétique ou en soie facilite énormément ce travail, grâce à une moindre friction sur les tatami à couverture plastique et en offrant aux genoux une protection supplémentaire.

    Hanmi handachi waza -

    Dans ce travail, uke, debout, attaque un tori à genoux.
    Ce travail cumule les difficultés inhérentes au travail à genoux et le fait que la position debout donne un avantage à uke en termes de puissance et de capacité de déplacement. Ce travail oblige ainsi à une grande rigueur dans l'obtention du déséquilibre et à de grands déplacements à genoux.

    Rôle de l'attaquant (uke)

    L'aïkido insiste sur le fait que, alors que tori exécute la technique d'aïkido et sort théoriquement « vainqueur » de chaque rencontre, uke gagne aussi en expérience en suivant correctement la technique, en étant répétitivement « projeté » ou amené au sol et subissant une clef (gain en souplesse dans ce dernier cas). Par ailleurs, la participation active de uke est indispensable pour que tori puisse exécuter la technique, en fournissant la poussée (l'attaque) initiale.
    Uke doit rester actif en permanence et toujours garder une attitude martiale, comme s'il cherchait en permanence une faille pour frapper, bloquer, ou retourner la situation ; il existe d'ailleurs des techniques de contre (kaeshi waza), uke ne pouvant retourner la situation que s'il a une attitude « parfaite ». La tentative d'échapper à l'action de tori est par ailleurs le moteur de certains mouvements, comme irimi nage : uke est amené vers le sol en pivotant, et lorsqu'il essaie de se rétablir, tori utilise ce mouvement pour le projeter en arrière, s'il n'essayait pas de se rétablir, uke serait en bien plus mauvaise posture puisque dans l'impossibilité de parer un atemi.
    Dans une rencontre réelle, l'aïkidoka expérimenté doit être capable de se remettre en garde instantanément après avoir été projeté…

    Richesse des combinaisons — takemusu aiki

    Il n'y a en fait qu'un nombre relativement réduit de techniques, mais chaque technique peut se faire à partir d'une prise ou d'un coup différent de la part de uke, en omote ou en ura (mais pas toujours), debout ou à genoux. Ainsi, le nombre de situations est en fait énorme, sans compter la possibilité, à haut niveau, de changer de technique en cours de route (??y?? henka waza), ou bien de retourner la situation (kaeshi waza, uke reprend l'avantage et devient tori).
    Par ailleurs chaque technique peut posséder un nombre très élevé de variantes. L'exécution de beaucoup de techniques peut de plus être amenée à varier selon les niveaux de pratique. Morihiro Saito, un des plus proches diciple du fondateur, avait affirmé évaluer à plus de six cents le nombre de techniques, et cela uniquement pour la pratique à mains nues !
    Morihei Ueshiba nommait cette richesse, cette possibilité de « création infinie », takemusu aiki. Le terme takemusu aiki désigne en fait de manière plus large l'aïkido comme source de tous les arts martiaux, non pas sur un plan historique, mais en tant qu'art contenant les éléments de base utilisés dans tous les autres arts martiaux : gestion de la posture, des distances… (même si les postures et distances sont différentes dans les autres arts).

    Meguri

    Mise en place de rotation du poignet, permettant de mobiliser uke, de le diriger. Ce mouvement part du seka tanden (centre), est transmis par les chaînes musculaires et énergétiques. La mise en place de ce mouvement a été largement développée par Hirokazu Kobayashi (1929-1998).

    Exemple

    http://upload.wikimedia.org/wikipedi..._ikkyo.svg.png
    ikky?? (premier principe) : levier articulaire permettant d'amener le partenaire au sol, tori contrôle le poignet et le coude, et effectue un mouvement de coupe de sabre




    La technique fondamentale ikky?? — littéralement « premier principe » — est une clef de bras (levier articulaire) permettant d'amener uke au sol en contrôlant le poignet et en faisant faire un arc de cercle au coude en direction de la tête. Tout le mouvement du corps de tori est identique à celui d'une coupe au sabre.


    http://upload.wikimedia.org/wikipedi...te_ura.svg.png
    ikky?? : formes omote (devant) et ura (derrière)


    ikky?? peut se faire :
    • sous la forme omote : tori avance en direction de uke (irimi, tori « entre » et vient « prendre le centre » de uke), et effectue un mouvement de coupe de sabre en direction de la tête de uke ; il passe devant uke pour l'amener au sol ;
    • sous la forme ura : tori effectue un mouvement de coupe de sabre sur place puis pivote (tai sabaki, tenkan) ; tori se retouve derrière uke, le déséquilibre et la rotation l'amènent au sol.
    ikky?? donc peut se décliner en
    • ai hanmi katate dori ikky?? omote : uke saisit le poignet opposé, tori entre (irimi) en levant les mains et fait la forme omote ;
    • ai hanmi katate dori ikky?? ura : idem mais forme ura ;
    • gyaku hanmi katate dori ikky?? omote : uke saisit le poignet lui faisant face, tori entre (irimi) en portant un atemi, saisit le poignet de uke avec sa main libre puis fait la forme omote ;
    • kata dori men uchi ikky?? omote : uke saisit l'épaule de tori, tori frappe uke à la tête en « piquant » avec les doigts, uke recule le buste et bloque la frappe ; tori profite de ce déséquilibre pour pivoter (tenkan), entraînant ainsi uke, et fait la forme omote ;
    • suwari waza shomen uchi ikky?? omote : les deux partenaires sont à genou, uke porte une attaque à la tête, tori reçoit (pare) avec son bras et effectue ikky?? sur le bras d'attaque ;

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  • Adrenaline
    replied
    Envoyé par rasta Voir le message
    concrètement c basé sur des projections, des clés ou des coups au corps?
    L'aïkido se compose de techniques aux armes et à mains nues utilisant la force de l'adversaire, ou plutôt son agressivité et sa volonté de nuire. Ces techniques visent non pas à vaincre l'adversaire, mais à réduire sa tentative d'agression à néant. L'aïkido peut être considéré comme la concrétisation du concept de légitime défense : une réaction proportionnée et immédiate à une agression. En fait, dans l'esprit de l'aïkido, il n'y a pas de combat, puisque celui-ci se termine au moment même où il commence. Conformément à cette logique, il n'existe pas de compétition d'aïkido excepté dans certain styles particuliers comme le style Tomiki.
    L'aïkido est pratiqué par des femmes et des hommes de toutes tailles et âges. Le but de la pratique est de s'améliorer, de progresser (techniquement, physiquement et mentalement) dans la bonne humeur (Morihei Ueshiba insistait beaucoup sur ce point). Ne sont montrées que des techniques respectant le partenaire. Particulièrement complexe, son utilisation en combat réel nécessite un haut niveau de pratique. Malgré tout, l'aïkido permet de se préparer autant physiquement (souplesse, rapidité, musculature), mentalement (rester calme en toutes circonstances) et techniquement (respecter la distance de sécurité, trouver l'ouverture, se placer, gérer plusieurs attaques simultanées) à l'éventualité d'attaques de toutes sortes (pas seulement martiales).
    Il est important de noter dès cette introduction qu'il existe différents styles d'Aïkido répondants à différentes aspirations. Le style le plus répandu est celui initié par le propre fils du fondateur, Kisshomaru Ueshiba, style connu sous le nom d'Aikikai.

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  • Rasta
    replied
    Très intéressant!! je ne savais pas du tout que ça a été influencé par le ju jitsu ^^

    concrètement c basé sur des projections, des clés ou des coups au corps?

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  • Adrenaline
    replied
    Le terme aikido

    http://upload.wikimedia.org/wikipedi...kyo_omote.jpeg



    Le terme aïkido (aikid?? en japonais) est composé de 3 kanji signifiant:
    • ai : du verbe au, concorder;harmonie
    • ki : énergie;
    • d?? : la voie.
    Aïkido peut donc se traduire par « la voie de la concordance des énergies ».
    En effet, le terme « concordance » est plus près du sens japonais original de l'aiki comme étant une action de rencontre (explicité dans la composition du kanji) que le terme « harmonisation ». L'« harmonie » peut être le résultat souhaité de la pratique de l'aïkido, mais on ne fait pas d'aïkido sans faire concorder les énergies (ce qu'on fait avant et après, harmonieux ou non, importe peu tant qu'à l'aïkido comme tel). Comme le fait remarquer Olivier Gaurin, l'aïkido, par la concordance (« mettre les cœurs ensemble »), amène à un résultat où il sera possible de communiquer avec l'« adversaire », chose impossible si on a dans l'idée de l'harmoniser (« amener à une entente, se mettre d'accord », ce qui est peut-être impossible en partant) ou de le détruire. Un autre problème soulevé est qu'« harmonie » implique souvent une notion d'amitié ou de paix, ce qui est superflu (on ne peut pas être aimé par tout le monde même si soi-même on aime tout le monde). Par exemple, les japonais utilisent le mot wag?? pour « harmonie », terme composé de « paix » et de « concorder » : en concordant vers la paix, on crée l'harmonie.

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    Historique De L'aikido

    HISTORIQUE DE L'AIKIDO

    VIE DE O SENSEI - ORIGINE DE L' A??KIDO
    L'A??kido a été fondé par Morihei Ueshiba.
    Né le 14 décembre 1883, il était de faible constitution, souvent malade et très nerveux. Dès son plus jeune âge, il fut fortement attiré par la religion. Ses parents l'encouragèrent à poursuivre des activités physiques, tels que le Sumo et la natation afin d'équilibrer cette tendance. A vingt ans, il se rend à Tokyo et passe ses soirées à étudier les anciennes techniques de Ju-Jitsu, en particulier celle de l'École Kito, sous la direction du Maître Tozawa. Parallèlement, il pratique le Ken-Jutsu (sabre) dans un dojo de Shinkage Ryu (Ecole Shinkage).
    Après être tombé malade, il décide de se forger un corps neuf et solide. Il s'astreint à un entraînement dur et progressif basé sur la condition physique et la force pure. Bien que de petite taille (1,54 m), il était beaucoup plus fort que la moyenne. Mais, la seule force physique ne le satisfaisant pas, il se rendit à Sakai, afin d'y étudier le sabre de l'Ecole Yagyu sous la conduite de Maître Nakaï.
    En 1903, Maître Ueshiba s'engage dans l'armée. Très vite, il devint le premier en tous genres d'exercices et plus particulièrement en Juken-Jutsu (combat à la baïonnette).
    En février 1915, au cours d'un voyage il rencontre le grand Maître de l'Ecole Daïto : Sokaku Takeda. Ce dernier décida de lui enseigner les techniques secrètes de Daitoryu. Dès son retour, il ouvre un dojo et invite le Maître Takeda. Il lui construit une maison et s'occupe totalement de lui.
    En novembre 1919, il rencontre un grand Maître mystique doué de rares pouvoirs spirituels : Wanisaburo Deguchi. Pour lui, cette rencontre fut capitale car il avait conscience que s'il maîtrisait la force et la technique, son énergie spirituelle restait fragile et chancelante à la moindre épreuve psychologique.
    Très peiné par la disparition de son père, survenue le 2 janvier 1920, Maître Ueshiba passa quelques mois à méditer puis il décida de s'installer à Ayabe, dans le temple de l'Omoto-Kyo, afin d'étudier sous la direction de Wanisaburo Deguchi. Ce dernier, pacifiste convaincu, quitte le Japon le 13 février 1924, avec quelques disciples dont Maître Morihei Ueshiba, avec l'intention de bâtir en Mongolie, où s'affrontaient les armées chinoises et japonaises, un Royaume de la Paix. Ils échouèrent dans leur tentative et furent prisonniers des armées chinoises pendant plusieurs mois.
    De retour au Japon, Maître Ueshiba reprit avec encore plus d'intensité qu'auparavant ses recherches sur le Budo et sa vie d'ascétisme.
    C'est à cette époque qu'il comprit que le vrai Budo n'est pas de vaincre un adversaire par la force mais de garder la paix en ce monde, d'accepter et de favoriser l'épanouissement de tous les êtres. Si la recherche spirituelle est présente dans tous les arts martiaux japonais, jamais personne ne l'avait approfondie jusqu'à englober en son sein l'amour de l'humanité.
    C'est de toutes ces rencontres et expériences techniques ou philosophiques que naîtra l'Aïkido en 1925.
    Dès 1926, le nom de Ueshiba commençait à être connu et d'éminents Budokas ainsi que d'importantes personnalités du monde politique ou militaire lui rendirent visite.
    Il s'installa en avril 1931 à Wakamatsu-cho, un quartier de Tokyo, dans un dojo nouvellement construit qui prit le nom de Kobukan.
    Pendant les années de guerre, Maître Ueshiba se retira à Iwama, à 120 kilomètres de Tokyo, où se trouve actuellement le sanctuaire de l'Aïkido (Aïki Jinja).
    En 1946, les Américains ayant interdit la pratique de tous les arts martiaux au Japon, le dojo de Tokyo fut fermé jusqu'en 1948, date à laquelle il prit le nom d'Aïkikaï.
    L'Aïkido fut le premier art martial qui reçut l'autorisation de reprendre la pratique en raison de sa tendance pacifiste.
    Dès lors, le nombre des élèves ne fit qu'augmenter, et c'est à cette époque que naquit vraiment la forme moderne de l'Aïkido.
    Dans les années 50 et 60, Maître Ueshiba laissera de plus en plus le soin de l'enseignement à ses meilleurs disciples qui créérent de nombreux dojos de par le Japon ou émigrèrent à l'étranger, ainsi qu'à son fils, Kisshomaru Ueshiba qui, en 1967, devient Directeur Général de la Fondation Aïkikaï.
    Lorsque le vénérable Maître s'éteignit le 26 avril 1969, l'Aïkido s'était répandu à travers le monde et était pratiqué par des centaines de milliers de personnes sur les cinq continents.
    DÉVELOPPEMENT DE L'A??KIDO EN FRANCE
    La France est le pays au monde où l'Aïkido est le plus implanté.
    Il y a été pour la première fois présenté en 1951 par Maître Minoru Mochizuki et s'est dans un premier temps, développé grâce aux professeurs de Judo, fortement intéressés par cette nouvelle discipline.
    Rapidement toutefois l'Aïkido prit son autonomie en bénéficiant de l'enseignement des délégués successifs de l'Aïkikaï que furent Maîtres Abe, Noro, Nakazono et Tamura, puis de professeurs français, eux-mêmes formés au Japon.
    Le développement de la discipline a été continu depuis lors et s'est effectué dans un cadre fédéral qui n'a cessé d'évoluer pour s'adapter au mieux à une réalité en plein devenir.
    Aujourd'hui, la F.F.A.A.A. fondée en 1983, agréée par Jeunesse et Sports, membre de la Fédération Internationale d'Aïkido, compte environ 800 clubs et 25 000 pratiquants.
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