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Le kakuro court après le sudoku

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    Le kakuro court après le sudoku



    LE KAKURO va déferler sur la France. Ce serait imminent. Mais qu’est-ce que le kakuro ? Un jeu de calcul mental, venu du Japon, le pays où le casse-tête est roi. Présenté comme le petit frère du sudoku, le dernier-né de la famille des sports cérébraux est encore plus « vicieux » que son aîné. Il se présente pourtant sous des dehors très simples, en reprenant le même principe que le sudoku : il faut remplir une grille avec des chiffres allant de 1 à 9, qui doivent apparaître une seule fois dans chaque ligne et colonne.

    Là où le jeu se complique et, donc, l’intérêt s’accroît, c’est que la somme des chiffres placés doit être égale au nombre indiqué dans des cases grisées, dispersées dans le carré. Pour prendre un raccourci, le kakuro, qui signifie « additions croisées » en japonais, s’apparente à des mots fléchés, où les chiffres ont pris la place des lettres et la déduction celle du vocabulaire.

    Le groupe Keesing France, éditeur de revues de jeux sous les marques « Sport cérébral » et « Monceau », a flairé la bonne affaire et lancé son premier cahier de kakuro en décembre 2005. Pour 3 euros, les amateurs peuvent s’échiner sur 150 grilles. « Le démarrage est plutôt bon, on en a vendu 20 000 exemplaires », affirme Xavier de Bure, le directeur général de Keesing France. De bons chiffres pour un jeu encore confidentiel, mais loin d’égaler ceux du sudoku.

    Depuis juillet 2005, date du lancement de la première revue de sudoku, Keesing France a vendu plus de 500 000 exemplaires.

    L’universalité des chiffres, l’attrait de la nouveauté et la période de lancement favorable, l’été, peuvent expliquer ce succès immédiat. Cette « sudokumania » étonne encore Xavier de Bure : « Je m’attendais à ce que ce jeu marche, mais pas à une telle explosion. Cela représente 70 % du volume des ventes de mots fléchés. Sauf que le sudoku s’est installé en six mois. »

    Renouveler le public :

    Les ventes de mots fléchés, l’institution maison, pâtissent d’ailleurs légèrement de ce raz de marée numérique, avec une baisse de l’ordre de 0,5 % à 5 % selon les revues. Outre des ventes importantes, l’intérêt de ces jeux est de renouveler le public des sports cérébraux, qui est plutôt vieillissant. Selon les estimations de Keesing France, un tiers des sudokuphiles sont de nouveaux joueurs, plutôt jeunes et masculins, venus de l’univers de l’informatique.

    Le kakuro peut-il marcher sur les traces mirobolantes de son aîné ? Très populaire au Japon, ce jeu a mis un pied en

    Europe en débarquant en Angleterre. Déjà précurseur avec le phénomène sudoku, le quotidien The Guardian publie des kakuros depuis septembre 2005. « Ce jeu touchera moins de personnes, car il demande une sensibilité accrue à l’égard des chiffres », estime M. de Bure. « Le kakuro est moins accessible, car il y a une part de calcul mental, c’est plus compliqué », affirme Vincent Barbare, directeur général des éditions First, qui ont sorti leur premier cahier de kakuro en février, ont déjà vendu à 25 000 exemplaires. A priori donc, le nouveau venu séduira ceux pour qui la logique du sudoku n’a plus de secret et qui cherchent de nouveaux défis. Keesing France compte sur l’effet demode des jeux venus d’Extrême-Orient. Xavier de Bure rappelle qu’un jeu similaire au kakuro avait été lancé auparavant, « les nombres fléchés », sans émouvoir les foules. « En japonisant le nom et en adaptant les règles un peu plus simples du kakuro, cela a marché », remarque-t-il.

    Maud Pierron

    (Le Monde, Jeudi 16 Mars 2006)
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